Personal skill: delusional

Personal skill: delusional

Being French-Tunisian and living with an Aussie opened my life to a whole world: anglo-saxon world. Uk, Usa, Australie. Three countries, one language.

One thing I’ve noticed watching American tv and that shits me to tears. That line that white American moms say in tv series or on channels like E!: « you can be whatever you want honey ». My answer to that statement is: BULLSHIT! Hell no you can’t be anything you want. I can’t become Japanese overnight just if I try enough. How in the world would I be able to alter my dna, bone structure, etc?! We are limited by variable factors like ethnicity, where you’re born, where you live, your gender, your education, your stature, etc. You can be many things, you just can’t be anything. That’s just being delusional. And if you ask me delusional people are breeding like horny rabbits since social media (that I’m using right now lol).

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Who’s that girl(?)

Who’s that girl(?)

They say of her that she’s a badass. They think they got her figured out. Spanky, fearless, particular, she speaks her mind, she always wears something unusual, etc.

They say so. They believe so.

Who’s (really) that girl? Everyone has an opinion about her. She doesn’t go unnoticed.

Who’s that girl? At least that’s what she asks herself every time she walks by the mirror.

Foule solitaire

Foule solitaire

Paris, capitale de la mode.

Paris, plus belle ville du monde.

Il y a toujours quelque chose à faire à Paris. Une expo d’art contemporain, un film d’auteur tchèque , une conférence sur la cosmogonie viking, un restaurant fusion asiaticomexicain, etc.

Paris et ses milliers d’âmes permanentes ou de passage.

Paris, théâtre de sa solitude.

Paris ne remplira pas la vacuité de sa vie, le vortex de son âme, la cicatrice purulente qui entache son esprit. Elle essaie, elle essaie de se remplir.

Certaines âmes errantes comme la sienne essaient, elles aussi, de se remplir tant bien que mal. A chacun son arme de prédilection: la nourriture, le sexe, la drogue, l’alcool, mais aussi des munitions moins convenue telles que l’overdose de séries télé , une orgie de réseaux sociaux, un tsunami de tutoriels vidéos YouTube tous aussi vides d’essence vitale que ceux qui les regardent mais qui vous jettent au visage l’illusion du plein tels de la poudre aux yeux.

Ce combat quotidien et intime contre soi. Contre cette partie de nous si vide. Abyssale reflet de quelconque blessure.

Paris et sa foule d’âmes solitaires.

Le Pavlov en soi

Le Pavlov en soi

20h34: elle s’engage dans cette rue qui est la sienne même si elle n’a pas l’impression que cet endroit lui appartienne ou qu’elle même appartienne à cet endroit. Les bizarreries de la langue française en fait malgré tout « sa rue ». Comme tous les soirs de la semaine elle s’engage dans « sa rue ». Elle se dit qu’elle ne vaut guère mieux que le chien de Pavlov quand elle exécute son quotidien. Oui, elle « exécute ». Elle exécute toute la journée. Elle ne vit pas, elle exécute.

Elle la voit, elle l’a anticipé, « sa maison ». Cette maison, et surtout, oui surtout, cette fenêtre. La fenêtre. Ce triangle de verre qui va faire rebattre son âme. Cette maudite fenêtre. Maudite et aimée. Crainte aussi. Et si cette fenêtre ne lui livrait pas son cadeau quotidien? La clé de la grille est déjà dans sa main. Finalement être le chien de Pavlov n’a pas que du mauvais. Elle insère la clé dans la serrure sans même regarder. Ah Pavlov! Les yeux rivés sur la fenêtre.

Sera-t-elle là ? Une lumière au fond du tunnel? Non pas vraiment. Son rayon de soleil? Non plus. Un petit bonbon pour le cœur? Oui c’est ça. Une petite sucrerie de l’âme. Une petite barbe à papa.

La voilà! Elles se retrouvent enfin!

Putain de Pavlov! Maudit chien!

Peu importe. Elle est là! Pourtant elle n’a pas bougé. Oú pourrait-elle bien aller? Elle n’est pas libre de ses mouvements. Aucune d’elles n’est libre de ses mouvements après tout. Elles suivent les règles établies par la société après tout. Mais le soir, le soir elles se retrouvent. Tous les soirs Misty et sa maîtresse se retrouvent.

Le blues du Monoprix

Le blues du Monoprix

Quand le Monoprix se met à te manquer après 8 mois d’expatriation dans un pays limitrophe ça veut dire que tu commences à avoir le bourdon sérieux.

C’est drôle comme la perte de repères peut générer des besoins et des manques assez atypiques.

Mais attention ce n’est pas n’importe quel Monoprix que me manque. C’est le Monoprix de mon enfance. Certes à cette époque très lointaine l’enseigne portée le nom de Prisunic mais le magasin reste le même, au même endroit, avec les mêmes caissières qui m’ont vu grandir et qui me demandent à chaque passage comment je vais et de bien vouloir passer le bonjour à ma mère. « Comment vont ton frère et ta sœur ? »

Ces phrases de rien du tout. C’est contacts superficiels bien que récurrents qui font comme une cartographie du quotidien. Des points d’encrage de rien mais des points d’encrage quand même. Aujourd’hui plus personne ne me demande des nouvelles de ma familles c’est bien légitime ils ne les connaissent pas.

Finalement est-ce que ce n’est pas pire de ne pas être chez soi dans un pays qui ressemble en de nombreux points à celui d’oú l’on vient ?

On dirait la France, je regarde la télé française, écoute la radio française, les gens parlent français mais ce n’est pas la France. Je trouve ma confiture préférée mais pas mes pâtisseries ni mon bon pain et encore moins le bon vin et le bon fromage.

monoprix