Foule solitaire

Foule solitaire

Paris, capitale de la mode.

Paris, plus belle ville du monde.

Il y a toujours quelque chose à faire à Paris. Une expo d’art contemporain, un film d’auteur tchèque , une conférence sur la cosmogonie viking, un restaurant fusion asiaticomexicain, etc.

Paris et ses milliers d’âmes permanentes ou de passage.

Paris, théâtre de sa solitude.

Paris ne remplira pas la vacuité de sa vie, le vortex de son âme, la cicatrice purulente qui entache son esprit. Elle essaie, elle essaie de se remplir.

Certaines âmes errantes comme la sienne essaient, elles aussi, de se remplir tant bien que mal. A chacun son arme de prédilection: la nourriture, le sexe, la drogue, l’alcool, mais aussi des munitions moins convenue telles que l’overdose de séries télé , une orgie de réseaux sociaux, un tsunami de tutoriels vidéos YouTube tous aussi vides d’essence vitale que ceux qui les regardent mais qui vous jettent au visage l’illusion du plein tels de la poudre aux yeux.

Ce combat quotidien et intime contre soi. Contre cette partie de nous si vide. Abyssale reflet de quelconque blessure.

Paris et sa foule d’âmes solitaires.

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Le Pavlov en soi

Le Pavlov en soi

20h34: elle s’engage dans cette rue qui est la sienne même si elle n’a pas l’impression que cet endroit lui appartienne ou qu’elle même appartienne à cet endroit. Les bizarreries de la langue française en fait malgré tout « sa rue ». Comme tous les soirs de la semaine elle s’engage dans « sa rue ». Elle se dit qu’elle ne vaut guère mieux que le chien de Pavlov quand elle exécute son quotidien. Oui, elle « exécute ». Elle exécute toute la journée. Elle ne vit pas, elle exécute.

Elle la voit, elle l’a anticipé, « sa maison ». Cette maison, et surtout, oui surtout, cette fenêtre. La fenêtre. Ce triangle de verre qui va faire rebattre son âme. Cette maudite fenêtre. Maudite et aimée. Crainte aussi. Et si cette fenêtre ne lui livrait pas son cadeau quotidien? La clé de la grille est déjà dans sa main. Finalement être le chien de Pavlov n’a pas que du mauvais. Elle insère la clé dans la serrure sans même regarder. Ah Pavlov! Les yeux rivés sur la fenêtre.

Sera-t-elle là ? Une lumière au fond du tunnel? Non pas vraiment. Son rayon de soleil? Non plus. Un petit bonbon pour le cœur? Oui c’est ça. Une petite sucrerie de l’âme. Une petite barbe à papa.

La voilà! Elles se retrouvent enfin!

Putain de Pavlov! Maudit chien!

Peu importe. Elle est là! Pourtant elle n’a pas bougé. Oú pourrait-elle bien aller? Elle n’est pas libre de ses mouvements. Aucune d’elles n’est libre de ses mouvements après tout. Elles suivent les règles établies par la société après tout. Mais le soir, le soir elles se retrouvent. Tous les soirs Misty et sa maîtresse se retrouvent.

Le blues du Monoprix

Le blues du Monoprix

Quand le Monoprix se met à te manquer après 8 mois d’expatriation dans un pays limitrophe ça veut dire que tu commences à avoir le bourdon sérieux.

C’est drôle comme la perte de repères peut générer des besoins et des manques assez atypiques.

Mais attention ce n’est pas n’importe quel Monoprix que me manque. C’est le Monoprix de mon enfance. Certes à cette époque très lointaine l’enseigne portée le nom de Prisunic mais le magasin reste le même, au même endroit, avec les mêmes caissières qui m’ont vu grandir et qui me demandent à chaque passage comment je vais et de bien vouloir passer le bonjour à ma mère. « Comment vont ton frère et ta sœur ? »

Ces phrases de rien du tout. C’est contacts superficiels bien que récurrents qui font comme une cartographie du quotidien. Des points d’encrage de rien mais des points d’encrage quand même. Aujourd’hui plus personne ne me demande des nouvelles de ma familles c’est bien légitime ils ne les connaissent pas.

Finalement est-ce que ce n’est pas pire de ne pas être chez soi dans un pays qui ressemble en de nombreux points à celui d’oú l’on vient ?

On dirait la France, je regarde la télé française, écoute la radio française, les gens parlent français mais ce n’est pas la France. Je trouve ma confiture préférée mais pas mes pâtisseries ni mon bon pain et encore moins le bon vin et le bon fromage.

monoprix

 

La Marche de l’histoire: » Les kamikazes « 

La Marche de l’histoire: » Les kamikazes « 

Non seulement les officiers japonais, fait inouï dans l’histoire militaire, ont demandé en octobre 1944 à des pilotes de se transformer eux-mêmes en armes mais bientôt ils les ont encouragés à écrire des journaux et des lettres qui, un peu plus tard, au printemps 1945, sont presque devenus  un genre littéraire.

Les occidentaux ont de nombreuses idées reçues sur ce phénomène typiquement japonais.Ce Podcast est l’occasion d’en savoir plus sur les kamikazes: http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1083183

Kamikazekamikaze  signifie vent providentiel. Assemblage des mots  kami, dieu, et de kaze, vent.

Mon sentiment sur le sujet est assez mitigé. Il y a une certaine poésie dans cet acte dans l’inconscient de certains. Toutefois on oublie souvent que la pression sociale peut être tellement forte dans  la société japonaise qu’on peut avoir souvent l’impression de ne pas avoir le choix et d’être dans l’incapacité de défier l’autorité.

Bonne écoute.

Happy Birthday Fujisan

Happy Birthday Fujisan

Le 23 février de chaque année, le Japon célèbre le Mont Fuji à l’occasion du Fujisan no hi, le jour de Fujisan.
Point culminant du Japon avec un sommet situé à 3,776 mètres d’altitude, le Mont Fuji est bien plus qu’une montagne.
D’abord, il est un volcan. Sa dernière éruption remonte à l’année 1707 et bien qu’il soit toujours considéré comme actif, son risque éruptif est considéré comme faible.L’origine du nom Fuji reste incertaine. Une étymologie populaire récente affirme qu’il provient de 不二 (négation + chiffre 2), signifiant « sans égal ».

Heureusement que http://dozodomo.com/ est là pour me rappeler ce genre d’événement.

Pour célébrer dignement tout ça voici quelques articles à l’effigie du Fujisan: