Le blues du Monoprix

Le blues du Monoprix

Quand le Monoprix se met à te manquer après 8 mois d’expatriation dans un pays limitrophe ça veut dire que tu commences à avoir le bourdon sérieux.

C’est drôle comme la perte de repères peut générer des besoins et des manques assez atypiques.

Mais attention ce n’est pas n’importe quel Monoprix que me manque. C’est le Monoprix de mon enfance. Certes à cette époque très lointaine l’enseigne portée le nom de Prisunic mais le magasin reste le même, au même endroit, avec les mêmes caissières qui m’ont vu grandir et qui me demandent à chaque passage comment je vais et de bien vouloir passer le bonjour à ma mère. « Comment vont ton frère et ta sœur ? »

Ces phrases de rien du tout. C’est contacts superficiels bien que récurrents qui font comme une cartographie du quotidien. Des points d’encrage de rien mais des points d’encrage quand même. Aujourd’hui plus personne ne me demande des nouvelles de ma familles c’est bien légitime ils ne les connaissent pas.

Finalement est-ce que ce n’est pas pire de ne pas être chez soi dans un pays qui ressemble en de nombreux points à celui d’oú l’on vient ?

On dirait la France, je regarde la télé française, écoute la radio française, les gens parlent français mais ce n’est pas la France. Je trouve ma confiture préférée mais pas mes pâtisseries ni mon bon pain et encore moins le bon vin et le bon fromage.

monoprix

 

La Marche de l’histoire: » Les kamikazes « 

La Marche de l’histoire: » Les kamikazes « 

Non seulement les officiers japonais, fait inouï dans l’histoire militaire, ont demandé en octobre 1944 à des pilotes de se transformer eux-mêmes en armes mais bientôt ils les ont encouragés à écrire des journaux et des lettres qui, un peu plus tard, au printemps 1945, sont presque devenus  un genre littéraire.

Les occidentaux ont de nombreuses idées reçues sur ce phénomène typiquement japonais.Ce Podcast est l’occasion d’en savoir plus sur les kamikazes: http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1083183

Kamikazekamikaze  signifie vent providentiel. Assemblage des mots  kami, dieu, et de kaze, vent.

Mon sentiment sur le sujet est assez mitigé. Il y a une certaine poésie dans cet acte dans l’inconscient de certains. Toutefois on oublie souvent que la pression sociale peut être tellement forte dans  la société japonaise qu’on peut avoir souvent l’impression de ne pas avoir le choix et d’être dans l’incapacité de défier l’autorité.

Bonne écoute.

Happy Birthday Fujisan

Happy Birthday Fujisan

Le 23 février de chaque année, le Japon célèbre le Mont Fuji à l’occasion du Fujisan no hi, le jour de Fujisan.
Point culminant du Japon avec un sommet situé à 3,776 mètres d’altitude, le Mont Fuji est bien plus qu’une montagne.
D’abord, il est un volcan. Sa dernière éruption remonte à l’année 1707 et bien qu’il soit toujours considéré comme actif, son risque éruptif est considéré comme faible.L’origine du nom Fuji reste incertaine. Une étymologie populaire récente affirme qu’il provient de 不二 (négation + chiffre 2), signifiant « sans égal ».

Heureusement que http://dozodomo.com/ est là pour me rappeler ce genre d’événement.

Pour célébrer dignement tout ça voici quelques articles à l’effigie du Fujisan:

 

La Chine devient « normale »

La Chine devient « normale »

Ah toi occidentale qui considère que tu es le seul représentant de la normalité sur la surface de la terre.
Vous vous demandez à quoi je fait référence. J’écoutais Europe 1 ce matin et Axel de tarlé citait Christine Lagarde qui disait que la Chine devenait un pays normal. Déjà je me suis dit que ça ne voulait rien dire dans l’absolu. On parle de quoi ? Des droits des chinois ? De la liberté d’expression ? Vous savez tous ces trucs considérés comme nobles. Ah bah non. Il parlait de l’économie et du consommateur chinois…
Donc être normal c’est consommer ?
(frisson, effroi, glaçage du sang)
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